Compte rendu sur la conférence « Libération animale : et après ? » à la Cité des Sciences et de l’Industrie

Aujourd’hui s’est déroulée à la Cité des Sciences et de l’Industrie, une conférence organisée par l’association vertueuse L214 sur le thème de la libération animale.

J’ai eu la chance de pouvoir y assister en réservant ma place bien en avance, puisque l’événement a rapidement affiché complet !

Voici donc à chaud, mon compte rendu et mes impressions avant que mes souvenirs s’emmêlent et que les choses m’échappent !

De 14h à 18h se sont enchainés dans l’amphithéâtre de la Cité des Sciences, trois portes-paroles importants en faveur de la cause animale et pour le végéta*isme : Peter Singer, Matthieur Ricard et Aymeric Caron.

Peter Singer

Auteur du célèbre livre « La libération animale », ce philosophe australien a porté son discours autour du spécisme, de la morale, et de la politique.
Pour lui le véganisme n’est pas encore assez « mainstream » dans la société et demandera un effort de changement de perception de la part de la population qui est actuellement dominée par l’idéologie du spécisme.
Il présente plusieurs solutions pour ceux qui souhaitent se différencier et se détacher de cette idéologie obsolète et barbare :

  1.  Ne plus contribuer à financier les industriels, en arrêtant nettement et tout simplement de consommer les produits provenant des animaux.
  2. Définir une politique orientée vers une amélioration de la condition animale.

Il précise aussi, pour les détracteurs de ce régime soutenant qu' »être végétarien ça coûte cher » que plus la demande en tofu (exemple) sera forte, plus son prix diminuera, comme ce qu’il se passe à l’heure actuelle pour le poulet.
Pour lui, l’évolution ne se fera pas immédiatement, mais dans plusieurs années.

Matthieu Ricard

Bouddhiste tibétain (et breton !) et auteur des livres à succès comme « Plaidoyer pour le bonheur » ou « Plaidoyer pour les animaux », Matthieu Ricard apporte une vision plus philosophique au débat et porte sa parole autour de la responsabilité et la bienveillance.

Il ouvre son spitch en nous parlant du passé et plus particulièrement sur la torture donnée en spectacle du dimanche, de la chasse aux sorcières, de ce temps révolu, où désormais, les hommes n’ont plus de prix comme une simple marchandise, et où il peut évoluer en tant qu’individu libre.
A contrario, les animaux, eux, restent étiquetés de cette image de « valeur marchande » et creusent un faussé éthique énorme entre nos deux mondes. Comme nous, les animaux désirent ne pas souffrir et cela doit être respecté.
Matthieu Ricard répond aussi à ceux qui ont pour argument « les animaux ? et les humains alors ? les guerres ? tu t’en fiches ? ». La bienveillance n’est pas quantifiable, nous n’avons pas une jauge qui peut atteindre un maximum. La bienveillance est un état d’esprit qui peut-être appliqué à tout ce que l’on souhaite. Ce n’est pas parce que nous sommes soucieux des animaux que nous n’avons pas la capacité de nous soucier des hommes. Sa démonstration a été aussi ponctuée de vidéos (très dures, un gros silence dans la salle durant ce moment) et d’extraits de reportages démontrant l’intelligence animale.

Le message de Matthieu Ricard est clairement pacifiste, responsable et bienveillant.

Aymeric Caron 

Journaliste et écrivain, Aymeric Caron est connu par son poste de chroniqueur chez Ruquier dans « On est pas couché » (qu’il quitte d’ailleurs à la fin de la saison télévisuelle) et son livre « No Steak » (à lire !).

C’est le coup de frais, le côté jeune et moderne de l’après-midi. Aymeric Caron se prête ici au jeu de l’interview plutôt que de l’exposé. Son discours est direct et facilement accessible. Il répond aux premières préoccupations des végéta*iens comme débattre avec des mangeurs de viande purs et durs, de la politique qui évince clairement la condition animale de son discours, et du besoin d’avoir des icônes et des portes paroles populaire pour la cause afin de toucher le plus de monde possible. Il évoque Franz-Olivier Giesbert, qui après son « coming-out » végétarien à interpellé beaucoup d’omni, car au delà de son végétarisme, il est avant tout pour les français journaliste et romancier.  Pour Aymeric Caron « être un militant est être un consommateur différent » et un militant se doit d’être patient, éduquer les gens et ne pas faire place à l’émotivité mais à la rationalité lors de débat avec des mangeurs de viande. C’est uniquement de cette façon que l’on pourra faire évoluer les mentalités. Il remarque justement aussi, que ce n’est pas les végétariens qui font de la sensiblerie, mais bien les omnis lorsqu’ils choisissent de chouchouter un animal mignon plutôt qu’un autre.

L’après midi a été aussi ponctuée de questions du public, ainsi que durant les 30 dernières minutes. Vous pourrez bientôt retrouver l’intégralité de la conférence en vidéo gratuitement.
Nous avons pu aussi avoir la chance de dédicacer nos livres !

Pèle-mêle de photos de la journée :


            A très bientôt sur We Are Vege 🙂

Beaucoup de visites sur cet article je vous en remercie !!! Je ne suis pas toujours très présente ici mais très active sur mon facebook (recettes, photos, messages, événements, etc…) donc je vous conseille de m’y rejoindre 😉 https://www.facebook.com/wearevege

A tout de suite 😉

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Merci pour ce compte-rendu et de nous avoir fait partager ce moment. K&M

    J'aime

    1. We Are Vege dit :

      Avec grand plaisir !

      Aimé par 1 personne

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