L’antispécisme : la lutte pour la fin de l’exploitation animale

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je viens avec un sujet complexe et très vaste : l’antispécisme.
Il est pour moi aujourd’hui indispensable de communiquer dessus, car aujourd’hui, je ne me considère pas uniquement vegan mais aussi et surtout antispéciste.

Le spécisme : c’est quoi ?

Pour comprendre l’antispécisme il faut comprendre ce qu’est le spécisme.
Voici donc une définition Wikipédia résumant plutôt bien le bazar :

Le spécisme (du mot anglais speciesism de même sens) est la considération que des membres d’une certaine espèce ont des droits moraux plus étendus ou supérieurs à ceux accordés à d’autres espèces, notamment la considération morale supérieure que les humains accordent à leur propre espèce.

En d’autres termes, le spécisme vise à choisir une espèce supérieure à une autre et à opprimer cette dernière de différentes façons : exploitation, enfermement ou droit de vie et de mort.

Bien entendu ce choix est totalement arbitraire et repose sur la logique de « la loi du plus fort ».

Dans notre société, les animaux subissent ce spécisme en étant considérés comme des marchandises, des biens, du divertissement ou de la nourriture. L’humanité a enlevé le caractère individuel des animaux en les plaçant au même niveau qu’un morceau de pain ou une paire de chaussures. Les animaux (d’élevage particulièrement) n’ont donc aucun droits fondamentaux comme celui de vivre leur propre vie, de jouir de leur liberté et de ne pas être exploités.

Les humains en ont décidé ainsi et considèrent que les intérêts de sa propre espèce passent bien avant que ceux des animaux non-humains.

specisme_0002Le spécisme peut-être mis en parallèle avec le racisme ou le sexisme qui se basent sur l’ethnie/la culture ou le sexe de l’individu. Cette discrimination repose comme toutes les autres sur une pseudo différence infondée et injuste. Il y a donc dans le spécisme, le racisme et le sexisme une notion d’oppression et de hiérarchisation des individus/êtres vivants.

Le spécisme se voit au quotidien dans notre société. À commencé dans nos assiettes. Il nous serait parfaitement inconcevable de manger notre propre espèce (certains ont même fini en prison pour avoir essayé de goûter de la chair humaine). Nous avons octroyé « ce droit » uniquement aux animaux.

maxresdefaultMalgré tout, nous avons décidé de protéger certaines espèces et d’en chouchouter d’autres (cela varie selon les pays et cultures). En France, nous adorons nos animaux de « compagnie » (oui, ils nous tiennent compagnie, comme un jouet) comme les chats et les chiens, aimons donner nos sous pour protéger les lions et les baleines, mais massacrons des millions de cochons, de vaches, d’agneaux, de moutons, de poulets… dans les abattoirs chaque jour en France. Nous rangeons donc les espèces animales dans deux tableaux : ceux qu’on aime et qu’on protège VS ceux qu’on mange et/ou exploite. Nous agissons donc de manière spéciste.

Au-delà de l’assiette, nous pouvons voir le spécisme dans les cirques, les arènes, les magasins de vêtements, les boutiques de cosmétiques, etc… Les animaux sont partout. En morceaux, en représentation, ou en fantôme derrière un produit testé.

L’exploitation des animaux est devenue une norme. Nous ne l’a voyons même plus.

Et c’est bien ça le problème.

Le problème c’est qu’à force on a complètement occulté de notre société les animaux. C’est à peine si quelqu’un né à Paris sait ce qu’est une vache ou un cochon en dehors du morceau en sauce dans son assiette. L’animal est devenu un bien de consommation ; son cadavre est devenu de la viande (ou du cuir).

L’antispécisme, continuité logique et naturelle du véganisme

Bien heureusement, des gens se battent au quotidien pour supprimer cette oppression injustes : les antispécistes.

Rappelons ce qu’est un vegan pour commencer. Une personne dite vegan est une personne refusant de consommer ou d’acheter tous produits issus de l’exploitation animale. C’est à dire qu’elle refuse de manger de la chair animale (animaux terrestres ainsi que poissons, crustacés…), de consommer son lait, son miel et refusera les produits testés sur les animaux ainsi que les spectacles avec animaux (ainsi que les zoos, promenade à cheval, etc…).

Alors me direz-vous : il n’y a pas beaucoup de différence avec un antispéciste ?

Et bien… oui et non.
Un antispéciste aura une alimentation végétalienne et un mode de vie vegan (vêtements, produits cosmétiques, activités, etc…). Mais un vegan ne sera pas forcément antispéciste.

Pourquoi ? Car être antispéciste c’est reconnaître qu’il n’y a pas de différence morale entre un humain et un animal. Bien entendu, il y a des différences physiques et intellectuelles, mais celles-ci ne justifient en rien une quelconque forme d’oppression.
L’insémination forcée d’une vache (pour faire un veau et récupérer le lait de cette gestation) revient à la même atrocité et la même oppression que le viol d’une femme humaine. La vache vit dans une société spéciste qui banalise l’insémination forcée ; la femme humaine vit dans une société patriarcale qui banalise les violences faites aux femmes.
Le meurtre injustifié d’un humain et tout aussi abominable que le meurtre injustifié d’un animal. Certains vegans ne sont pas encore prêt à accepter ce mode de raisonnement logique. Le spécisme est tellement ancré qu’il est difficile pour certaines personnes d’admettre que leurs droits ne doivent pas surpasser ceux des animaux. Que leur vie ne prédomine pas sur l’ensemble des autres formes de vie de la planète.

Il est d’ailleurs très intéressant de regarder comment réagit la société sur le meurtre d’un animal. Parlez de l’abattage d’un cochon et personne ne réagira. Parlez de l’abattage d’un lion sauvage et regardez les pétitions et coups de gueule émerger partout sur le net. L’humain a donc les capacités de s’indigner face au meurtre injustifié d’un animal. Il choisi juste sur lequel il veut s’indigner.

Il est aussi intéressant de voir que moins il y a d’animaux tués, plus il y a de réactions.
On sait que 70 milliards d’animaux terrestres sont tués chaque année dans les abattoirs. C’est plus que le nombre d’humains vivants sur Terre ou ayant foulé les pieds de notre planète. C’est plus que tous les humains tués dans toutes les guerres qu’a connu l’humanité. 70 milliards. Par an. Et ce chiffre n’affole pas les spécistes. Car ils sont incapables de se le représenter. Le nombre est tellement gigantesque que le cerveau n’est pas capable de l’interpréter. Imaginez 1 bille dans votre tête. Maintenant 3. Puis 7 (ça commence à être plus difficile). Maintenant imaginez 43 billes. Vous n’y arrivez plus.
Ce chiffre devient tellement irréel qu’il n’existe plus dans la réalité des gens. Alors, en toute logique, ils s’offusquent plus facilement pour un petit chiffre.

Un antispéciste va se battre pour rétablir ces vérités. Pour attribuer des droits fondamentaux aux animaux (liberté absolue et droit de vie). Pour remettre sur le même pied d’égalité morale les animaux humains et non-humains. C’est une lutte politique, éthique et morale. C’est ramener les animaux au cœur du débat. Se battre contre le système oppressif et la discrimination. Ce n’est pas que manger vegan, vivre vegan, acheter vegan. C’est porter un combat et une idée révolutionnaire.

De nombreuses associations antispécistes ont vu le jour. Je pense notamment à 269 Libération animale qui se bat contre le spécisme et entre en conflit avec le système oppressif en pénétrant dans les abattoirs. Ils font partie des rares aujourd’hui à utiliser ce qu’on appelle « l’action directe ». Bien que mal vu dans la société spéciste, cette action est historiquement et symboliquement nécessaire. Elle permet aussi de remettre les animaux au cœur du combat en étant au plus proche d’eux dans l’enfer des abattoirs.

Il est important aujourd’hui de ne plus parler uniquement de véganisme dans les médias et la société. Il faut aujourd’hui parler d’antispécisme. Il ne faut plus parler exclusivement de l’abattage des animaux mais de leur exploitation. L’exploitation est l’origine même du problème du spécisme.

Aujourd’hui nous devons nous battre contre l’exploitation animale. Au delà du véganisme, la lutte contre le spécisme doit passer en priorité ! GO VEGAN – GO ANTISPE !

À bientôt.

PS : Je ne rejette en rien tout ce qui touche au véganisme. Je suis la première à féliciter les avancées comme les livres, les restaurants, les alternatives végétales etc… Je pense que cela est indispensable au mouvement antispéciste. C’est main dans la main que nous pourrons y arriver. Toutes nos forces doivent être réunies. Militants, non-militants, militants « du dimanche », militants qui tractent, qui expliquent, qui entrent dans les abattoirs, qui marchent, qui crient, qui pleurent, qui éduquent, qui écrivent… Chacun d’entre nous, d’entre vous, compte.

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